Hydrofoil : l’eau et non l’air comme milieu

Posted on 08/12/2017

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Un article du journal Le Monde Eco et Entreprise
Un Nautic placé sous le signe des bateaux volants
C’est l’une des tendances du nautisme et de la plaisance actuelle. Au lieu de flotter, les embarcations volent désormais sur l’eau grâce à un dispositif de foils, ces lames de carbone qui permettent aux bateaux de se soulever et de profiter de la portance de l’air pour voler. Après l’hydroptère d’Eric Tabarly et Alain Thébault, toute l’industrie du nautisme a fini par croire à cette technologie vieille d’un siècle. Les bateaux liés à la performance, comme ceux qui concourent pour la Coupe de l’America, utilisent tous des foils. Ainsi Bénéteau équipe LeFigaro  3, le voilier unique de La Solitaire du Figaro, de paires de foils pour épicer la course.

Cela ne s’arrête pas là. Alain Thébault a imaginé son système de transport Sea Bubble, en s’appuyant sur les foils. Et les fabricants de planches à voile, de kitesurfs, de surfs ou de paddles s’y mettent aussi !

 » C’est simple, cette année, tous les types d’embarcation ont navigué avec des foils. Un Optimist et un bateau semi-rigide ont été testés avec cette technologie, constate Alain Pichavant, le commissaire général du Salon Nautic, destiné aux professionnels de la plaisance, qui a lieu du 2 au 10  décembre, à Paris.  Le foil est une vraie -tendance de fond  du secteur.  »

 » Simple, confortable  »
Mais c’est une start-up qui croit le plus à cette fonction vol. SEAir, une société lorientaise d’une dizaine de personnes, veut devenir l’acteur incontournable de ce marché naissant.  » On connaît les principes des foils depuis un siècle, rappelle le cofondateur de SEAir, Richard Forest, mais, désormais, nous disposons d’un alignement des planètes : nous avons les matériaux adéquats, à la fois souples et rigides, des logiciels puissants et des composants électroniques abordables, qu’il s’agisse de la centrale inertielle ou des capteurs. Il faut encore réduire un peu les coûts d’industrialisation, mais bientôt, tout sera réuni pour faire décoller tous les bateaux de plaisance.  »

Cet été, SEAir a ainsi équipé un Zodiac de foils rétractables. Un seul bouton permet de les déployer. Le bateau peut alors se soulever de quelques centimètres dans les airs.  » C’est à la fois simple, confortable car plus stable, et beaucoup plus frugal en énergie pour les bateaux à moteur « , relève M. Forest. Lors du Salon Nautic, la start-up devrait signer plusieurs contrats avec des fabricants. Et les premiers bateaux dotés d’une fonction vol pourraient arriver au plus tôt dans les ports en  2019.

Ph. J.